Histoire de l’utilisation des huiles essentielles à travers le monde.

Histoire de l’utilisation des huiles essentielles à travers le monde.

Les premières traces d’une utilisation de plantes aromatiques remontent à 40 000 ans, avec les aborigènes d’Australie et le Melaleuca alternifolia ou Arbre à thé (Tea Tree).

4500 ans avant notre ère, les Egyptiens pratiquaient l’embaumement et la momification à l’aide de plantes aromatiques, techniques largement décrites sur des papyrus, comme celui d’Ebers, découvert à Louxor en 1862 par Edwin Smith.

3000 ans avant notre ère, en Chine cette fois-ci, les traités de La chambre à coucher de Confucius mentionnaient déjà l’intérêt aphrodisiaque et stimulant du gingembre (Zingiber officinalis) afin de retrouver l’harmonie dans le couple.

Enfin, 1000 ans avant notre ère, les Mayas et les Aztèques utilisaient déjà le bois de Hô ou Bois de Shiu (Cinnamomum camphora) et le Sassafras (Sassafras albidum) à des fins thérapeutiques.

Lorsque nous nous penchons sur l’histoire des plantes médicinales et aromatiques et leurs utilisations, savoir alors principalement transmis à l’oral, le chercheur trouve source d’inspiration dans des ouvrages de référence, piliers des grandes médecines actuelles. Ainsi, la médecine chinoise (traités de médecine chinoise), la médecine indienne ou ayurveda (les Veda) et la médecine grecque mentionnent dès leur origine, de l’intérêt de l’utilisation des produits naturels de santé pour se rétablir un état de bonne santé. Au fil des siècles et des échanges entre les populations, chaque médecine a pu ainsi influencer et être influencer par celle de son voisin.

Ainsi, 300 ans avant notre ère, la médecine grecque avec entre autre un certain Hippocrate prescrivait de grands feux de genévrier, de cèdre et autres plantes aromatiques afin d’endiguer les épidémies de peste et ainsi purifier l’air.

Les Romains (150 ans avant notre ère) héritèrent de la médecine grecque, et Dioscoride rédigea De Materia medica, ouvrage faisant le recensement de plus de 500 plantes médicinales dont des plantes aromatiques tout en précisant leurs usages en médecine. Cet ouvrage sera la référence jusqu’à la Renaissance.

Puis c’est en Perse, que pour la première fois la technique de distillation, à l’aide de l’alambic, est décrite. C’est à Avicenne que nous le devons (distillation de la Rose), même si des traces d’alambics en terre cuite datant de 5000 ans avant notre ère ont été retrouvées au Pakistan.

Ces techniques de distillation voyagent et seront apprivoisés en Europe au Moyen-Age, avec les premières productions de térébenthine, tirée du Pinus pinaster.

Les parfums jouissent d’une réputation et d’une utilisation grandissante, et à La Renaissance  le métier de gantier-parfumeur est officialisé et très prisé. On constate entre autre l’apparition des premiers diffuseurs d’huiles essentielles, et les premières confrérie de la parfumerie sont créées et se regroupent à Grasse, dans le Sud de la France.

Enfin, c’est en 1928 que le terme Aromathérapie est employé pour la première fois. C’est le pharmacien français, René Maurice Gatefossé qui, après s’être gravement brûlé suite à une explosion dans son laboratoire, plongea sa main dans de l’huile essentielle de lavande aspic, et constata ses effets sur la cicatrisation et la surinfection. Gatefossé rédigea en 1937 le premier ouvrage d’aromathérapie scientifique de référence intitulé tout naturellement : Aromathérapie.

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