Le stress avant les examens

Le stress avant les examens.

A l’approche des examens, les révisions sont souvent synonymes d’anxiété et de stress pour les étudiants. Cette tension est caractérisée par des manifestations psychologiques et somatiques, causées essentiellement par le surmenage et la peur face à l’échec. S’il n’est pas contrôlé, ce stress peut interférer avec le bon déroulement des examens en suscitant chez les étudiants des trous de mémoire et des difficultés d’attention et de concentration.

les signes psychologiques sont irritabilité, sentiment de colère, de désarroi ou de découragement, agitation ou surexcitation, éventuellement crises de larmes ou de panique. Les signes somatiques peuvent être une « boule » dans la gorge, des nausées, coliques, vomissements, vertiges, frissons, tremblements, maux de tête, fatigue, palpitations, troubles du sommeil, etc.

Si les troubles persistent et dérivent sur une humeur à tendance dépressive persistante, une consultation médicale est conseillée. Mais dans la plupart des cas, ces troubles occasionnels peuvent être efficacement pris en charge avec la phyto-aromathérapie.

Un apport en vitamines (B6, B12, C) et minéraux (Magnésium, Zinc) est indispensable au long cours, un traitement d’au moins 4 à 6 semaines avec des plantes adaptogènes comme le Ginseng, le Rhodiole ou l’Eleuthérocoque est conseillé.

Les racines de Ginseng (Panax ginseng), contiennent des ginsénosides, des glycopeptides et des stérols, aux propriétés adaptogènes, immunostimulantes et aide à la mémorisation. Le Ginseng sera néanmoins contre-indiqué chez les sujets hypertendus et non recommandé chez la femme enceinte et allaitante.

Les racines de Rhodiole (Rhodiola rosea) contiennent des phénylpropanoïdes, des salidrosides et des flavonoïdes, aux propriétés adaptogènes, stimulantes physique et intellectuel et immunostimulantes. Le rhodiole n’est pas recommandé chez la femme enceinte et allaitante.

Les racines d’Eleuthérocoques (Eleutherococcus senticosus) contiennent des éleuthérosides, des lignanes, des saponosides et des polysaccharides, aux propriétés adaptogènes, stimulantes physique et intellectuel et immunostimulantes. Elles restent néanmoins contre-indiquées chez le sujet hypertendu et chez l’enfant de moins de 12 ans, et non recommandées chez la femme enceinte et allaitante.

Si un état d’agitation, des palpitations, spasmes ou troubles du sommeil s’installent, alors des huiles essentielles et produits de santé à base de plantes calmantes et relaxantes seront d’une grande utilité : Eschscholtzia (Eschscholtzia californica), Passiflore (Passiflora incarnata), Valériane (Valeriana officinalis), Aubépine (Crataegus sp.), Mélisse (Melissa officinalis), Houblon (Humulus lupulus) ou encore les huiles essentielles de Lavande fine (Lavandula angustifolia), de Mandarinier (Citrus reticulata), de Petit Grain Bigarade (Citrus aurantium ssp amara), de Marjolaine à coquilles (Origanum majorana) ou encore d’Ylang-ylang (Cananga odorata).

Par contre, si le stress engendré par les examens provoquent fatigue, sensation d’épuisement et de défaillance, des produits de santé à base de plantes psychostimulantes vous seront conseillées. Nous retrouvons les graines de Guarana (Paullinia cupana), les feuilles de Maté (Ilex paraguariensis) ou les baies de Camu camu (Myrciaria dubia).

Des associations peuvent être faites et devront être adaptées à chacun, le traitement ne dépassant généralement pas 3 à 4 semaines de cure. Mais n’oubliez pas, cela ne remplacera pas les temps de détente, loisirs et d’activités sportives indispensables pour une bonne préparation aux examens, tout comme une alimentation équilibrée et un temps de sommeil suffisant et de qualité.

La canneberge aliment ou médicament ?

La canneberge : aliment ou médicament ?

La canneberge (Vaccinum macrocarpon Aiton, Vaccinum oxycocos L., famille des Ericacées), est un petit arbuste d’une trentaine de centimètres de hauteur, affectionnant les sols acides des marécages, des tourbières ou des forêts de conifères, portant des petites feuilles persistantes rappelant celles de la myrtille. Les fleurs rose-blanc, en grelot à l’aisselle des feuilles sont solitaires ou en grappes. les fruits sont des baies rouge vif à maturité présentant une saveur acidulée et astringente. Deux espèces fournissent les baies : Vaccinum macrocarpon pousse dans l’est de l’Amérique du Nord alors que Vaccinum oxycocos est présente en Amérique du Nord et en Europe.

Les fruits de la canneberge d’Amérique, dénommée cranberry en Amérique du Nord, étaient consommés comme aliment en gelée sucrée ou en sauce pour agrémenter les viandes. les Amérindiens l’appliquaient en cataplasme, dès le XVIIème siècle, pour traiter les plaies. Plus tard on la recommande contre le scorbut, la fièvre, les affections hépatiques et les troubles circulatoires.
En Europe au XXème siècle, elle est réputée astringente et anti-inflammatoire et elle est recommandée dans le traitement de la diarrhée. Ce n’est qu’au début du XXème siècle qu’on la conseille dans les infections urinaires.

La partie de plante utilisée en médecine est la baie qui renferment des procyanidols, des flavonols, des acides organiques, des anthocyanosides et des glucides.

La canneberge présentent un grand nombre de propriétés pharmacologiques largement démontrées aujourd’hui. Elle est favorable dans les infections urinaires en empêchant la fixation des bactéries sur les parois de la vessie et des canaux urinaires, et présente également des effets antibactériens. La canneberge possède des effets préventifs des calculs urinaires ainsi que des effets antioxydants.

La canneberge est traditionnellement utilisée par voie orale contre les infections urinaires en traitement préventif et éventuellement curatif. La baie est dispensée en pharmacie et dans tout le commerce, elle ne figure pas dans la pharmacopée française ou européenne. le jus concentré ou la poudre de jus de canneberge est un complément alimentaire qui a obtenu de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments l’autorisation de revendiquer sa capacité à diminuer la fixation des bactéries sur les voies urinaires.
Vous la trouverez sous forme stick, de gélules (https://www.pharmacie-de-cocagne.fr/phytotherapie/1456-naturactive-cranberry-60-gelules.html), seule ou associée à d’autres plantes diurétiques ou des huiles essentielles antiseptiques des voies urinaires (https://www.pharmacie-de-cocagne.fr/nutritherapie/777-feminabiane-cbu-28-gelules.html?search_query=feminabiane&results=3).

Les jambes lourdes : quelles réponses en phyto-aromathérapie ?

 

Les jambes lourdes : quelles réponses en phyto-aromathérapie ?

Près de 15 millions de Français, dont 70 % des femmes, souffrent des jambes lourdes. Ce symptôme se manifeste par des lourdeurs, des douleurs, des fourmillements ou des crampes dans les mollets et une tendance à l’œdème en fin de journée.

Cette sensation de jambes lourdes est généralement liée à un problème de circulation sanguine au niveau veineux. En effet, contrairement au flux artériel, la masse sanguine veineuse n’est pas propulsée par la pompe ventriculaire et doit lutter contre le phénomène de pesanteur. A cet effet, au niveau des membres inférieurs, le réseau veineux est muni d’un système de valvules empêchant le reflux du sang veineux à partir de la veine cave inférieure dans le membre inférieur.

Un fonctionnement normal de la circulation veineuse repose en grande partie sur l’intégrité de ce système valvulaire et sur un état satisfaisant de la circulation lymphatique. Quand ce système est fragilisé, que l’on est plutôt sédentaire ou que le métier exercé nécessite de rester longtemps debout, le retour veineux devient plus difficile, ce qui déclenche des sensations de lourdeur dans les jambes. Ce symptôme s’intègre dans le cadre plus général de l‘insuffisance veineuse chronique, qui peut évoluer vers des varices ou des complications plus sévères comme des ulcères de jambes ou des phlébites.

Le sexe féminin, à travers l’influence hormonale, et l’hérédité, sont des facteurs prédisposants à l’insuffisance veineuse chronique. A noter également qu’au cours du dernier trimestre de la grossesse, les problèmes de jambes lourdes ou d’oedème des membres inférieurs sont fréquents à cause de la compression de la veine cave inférieure par l’utérus et du changement hormonal.

Un massage régulier des jambes, du pied vers la cuisse, est préconisé, surtout le soir. Il est conseillé de dormir les jambes légèrement surélevées. La pratique d’une activité physique régulière, comme la marche, la natation ou le vélo, est conseillée puisque ces sports améliorent le fonctionnement de la pompe veineuse. Veiller à avoir une alimentation équilibrée, et à boire beaucoup d’eau : la surcharge pondérale est un factur aggravant. Ne pas oublier que la consommation de tabac contribue aussi à la détérioration de la paroi veineuse.

Si ces règles hygiéno-diététiques ne suffisent à soulager les symptômes, le traitement de première intention est la contention veineuse, et elle sera généralement accompagnée par des produits veinotoniques et lymphotoniques par voies internes et externes.

Un grand nombre de plantes médicinales sont employées en cas d’insuffisance veineuse.

En tête de fil, et puisque nous sommes dans la région natale de Pierre Fabre, nous retrouvons les rhizomes du Fragon ou Petit houx (Ruscus aculeatus). Riche en ruscogénine, le fragon possède des propriétés vasoconstictives par stimulation des récepteurs alpha-adrénergiques des parois vasculaires, un effet anti-exsudatif et lymphotonique et anti-inflammatoire.

Les feuilles de Vigne rouge (Vitis vinifera), riches en anthocyanes, flavonoïdes et tanins, améliorent la résistance des parois vasculaires par inhibition de l’élastase et de la collagénase et diminue leur perméabilité.

L’écorce du Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum) possède également des propriétés veinotoniques et protecteur des parois vasculaires, tout comme les parties aériennes du Mélilot (Melilotus officinalis), les baies de Cassis (Ribes nigrum), ou les baies de Myrtille (Vaccinum myrtillus).

En aromathérapie aussi vous trouverez de quoi soulager les jambes lourdes.

L’huile essentielle de Cyprès toujours vert (Cupressus sempervirens) active la circulation et réduit la stase veineuse, à raison de 1 goutte deux fois par jour sur un comprimé neutre par voie orale ou en massage diluée dans une huile végétale. Elle est déconseillée en cas de cancer hormono-dépendant, d’épilepsie et chez la femme enceinte et allaitante.

L’huile essentielle de Lentisque pistachier (Lentiscus pistacia), est veinotonique, lymphotonique et est indiquée pour soulager les jambes lourdes. Utilisée par voie cutanée diluée dans une huile végétale à raison de 2 gouttes deux fois par jour.

L’huile essentielle de Patchouli (Pogostemon cablin), riche en patchoulène, est veinotonique, lymphotonique et anti-inflammatoire. Elle s’utilisera par voie orale ou en massage diluée dans une huile végétale, et elle est déconseillées chez la femme enceinte et allaitante.

L’huile essentielle de Ciste ladanifère (Cistus ladaniferus) provoque un effet vasoconstricteur et améliore le retour veineux. Elle s’utilise par voie orale ou en massage diluée dans une huile végétale, et est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante et chez les patients sous traitement anticoagulant.

L’huile essentielle d’Hélichryse (Helichrysum italicum) enfin, de par son effet fluidifiant, anti-hématome et anti-inflammatoire, pourra aussi soulager les symptômes, et s’utilisera par voie cutanée, diluée dans une huile végétale.

De la Vigne oui, mais rouge des teinturiers svp !

La Vigne rouge, Vitis vinifera L. var. tinctoria

La Vigne a fait son apparition dans le Caucase et en Mésopotamie environ 6000 ans av. J.C. Sa culture va se répandre très progressivement dans le bassin méditerranéen, puis au delà. L’usage alimentaire de son fruit est devenu considérable tandis que celui de sa feuille, fraîche ou marinée, concerne surtout la Grèce, la Turquie (en Anatolie) et Israël.

La Vigne rouge est un arbuste à rameaux grimpants munis de vrilles, doté de feuilles palmatilobées (découpées en cinq lobes) et dentées. Les fleurs sont petites, régulières, verdâtres et donneront naissance à un fruit constitué de baies sphériques disposées en grappe : le raisin rouge.

La feuille sèche de Vigne rouge est composée principalement d’anthocyanosides, d’hétérosides de flavonols, de flavanols et d’acides phénols. On retrouve également des tanins et des stilbènes.

La feuille de vigne rouge est inscrite à la Pharmacopée française depuis 1996 : les marqueurs employés actuellement pour standardiser cette drogue végétale sont mentionnés dans sa monographie.

La notion de cépage est très importante lorsque l’on parle de vigne rouge, puisque certains d’entre eux vont présenter une pulpe et des feuilles bien plus riches en anthocyanosides, appelés cépages tinctoriaux, et repris vers le milieu du XXème siècle à des fins médicinales.

Les feuilles de Vigne rouge ont un effet protecteur vasculaire et veinotonique, et elles sont utilisées traditionnellement par voie orale et en usage local dans le traitement des troubles de la fragilité capillaire cutanée, de l’insuffisance veineuse et dans la crise hémorroïdaire.

Les feuilles de Vigne rouge peuvent s’utiliser sous forme de tisane (une cuillère à café dans un verre d’eau, infusé pendant dix minutes), de gélules et de comprimé. Vous pouvez également faire des bains de pieds avec une macération des feuilles de Vigne rouge.

Les huiles essentielles dans les infections urinaires chez la femme.

Les huiles essentielles dans les infections urinaires chez la femme.

Les femmes sont sujettes à des infections urinaires de la vessie, les cystites, qui se caractérisent par des envies fréquentes et urgentes d’uriner, accompagnées de sensations de brûlures à la miction, sans qu’il n’y ait de fièvre. Les bactéries responsables sont Escherichia coli dans plus de 80 % des cas, Staphylococcus saprophyticus, Enterococcus faecalis, Proteus mirabilis, Klebsiella pneumoniae.

La cystite est récidivante lorsque plus de trois épisodes d’infections apparaissent dans l’année. Les infections urinaires avec fièvre nécessitent une consultation médicale et une prise en charge par antibiothérapie.

Certaines plantes médicinales diurétiques et antibactériennes sont traditionnellement utilisées contre les infections urinaires et trouvent un intérêt dans le traitement des cystites occasionnelles bénignes. Nous pouvons citer entre autre la busserole, la piloselle, le solidage ou encore la bruyère. La canneberge quant à elle est intéressante en prévention des récidives, car elle s’oppose à la fixation des bactéries sur les parois de la vessie et des canaux urinaires, mais aussi en curatif car elle-même antibactérienne.

Néanmoins, lorsque la phytothérapie n’est pas suffisante ou dans le cystites occasionnelles modérées, les huiles essentielles vont pouvoir apporter une réponse pertinente et très efficace. Composées de substances aux pouvoirs antimicrobiens largement démontrés, elles font partie intégrante de l’arsenal thérapeutique aujourd’hui disponible. Les composés biochimiques présentant l’effet bactéricide le plus puissants sont le cinnamaldéhyde et les phénols comme le carvacrol et le thymol. Voici les huiles essentielles concernées.

L’huile essentielle de cannelle de Chine (Cinnamomum cassia) contient majoritairement du cinnaldéhyde aux propriétés antibactériennes, antifongiques, anesthésiques local et anti-inflammatoires. La posologie conseillée en cas de cystite : 2 gouttes sur un comprimé neutre ou du miel, trois fois par jour pendant 7 jours. Elle ne devra pas être utiliser chez la femme enceinte ou allaitante et l’enfant de moins de 12 ans. Les inhalations, applications locales et diffusions sont déconseillées avec cette huile essentielle.

L’huile essentielle d’origan compact (Origanum compactum), contient majoritairement du carvacrol, de la famille des phénols. Elle possède des propriétés antibactériennes, antifongiques, antivirales et antioxydantes. La posologie conseillée : 1 goutte sur un comprimé ou du miel, trois fois par jour pendant 5 jours. Elle ne s’utilisera pas chez la femme enceinte et allaitante et l’enfant de moins de 12 ans. Les inhalations sont contre-indiquées et les diffusions sont à utiliser avec prudence sur les conseils d’un professionnel de santé.

L’huile essentielle de sarriette des montagnes (Satureja montana), contient majoritairement du carvacrol et du thymol. Elle possède des propriétés antibactériennes, antifongiques, antioxydantes et antispasmodiques remarquables. Conseil d’utilisation : 1 goutte sur un comprimé neutre ou du miel, trois fois par jour pendant 5 à 7 jours. Elle ne s’utilisera pas chez la femme enceinte et allaitante et l’enfant de moins de 12 ans. Les inhalations et diffusions sont déconseillées, l’usage externe uniquement dilué dans une huile végétale.

L’huile essentielle de thym à thymol (Thymus vulgaris ct thymol) contient majoritairement du thymol et du carvacrol. Elle possède des propriétés antibactériennes, antivirales, antifongiques, antispasmodiques et antiparasitaires remarquables. La posologie : 1 goutte sur un comprimé neutre ou dans du miel, 2 fois par jour pendant 5 à 7 jours. Elle ne s’utilisera pas chez la femme enceinte et allaitante et l’enfant de moins de 12 ans. Les inhalations sont déconseillées, et l’utilisation par voie externe uniquement diluée dans de l’huile végétale.

D’autres huiles essentielles peuvent être utilisées en cas d’infections urinaires et présentent une activité tout aussi intéressante. C’est le cas de l’huile essentielle de cannelle de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum), le thym à linalol (Thymus vulgaris ct linalol), le saro (Cinnamomum fragrans), le palmarosa (Cymbopogon martinii) ou encore le cajeput (Melaleuca cajuputii). Elles pourront être utilisées par voie orale, généralement à partir de 12 ans, sur un support adapté (comprimé neutre, miel), et sans excéder 7 jours de traitements. Auquel cas, il faudra consulter son médecin traitant.

Tout est bon dans le Cassissier !

Tout est bon dans le cassissier !!

Le Cassissier ou Groseiller noir (Ribes nigrum L.) appartient à la famille des Grossulariaceae.

Arbrisseau touffu de 1,5 à 2 m de haut, le cassisier porte des feuilles odorantes, couvertes de poils et de glandes résineuses. Les petites fleurs, verdâtres à l’extérieur et rougeâtres à l’intérieur, sont disposées en grappes pendantes. Les fruits sont des baies noires odorantes et de saveur agréable.

Inconnu des Grecs, des Romains et des Arabes, il faut attendre le XVIIème siècle pour trouver les premières indications médicinales. Et pourtant, toutes les parties de la plante sont intéressantes, ce qui lui a valu l’appelation de panacée par certains auteurs.

Les feuilles séchées, les bourgeons et les fruits frais ou secs peuvent être utilisés en médecine.

Les feuilles, riches en flavonoïdes, ont un effet anti-inflammatoire, analgésique et diurétique. Elles sont traditionnellement indiquées par voie orale et en usage externe dans le traitement des douleurs articulaires, et elles facilitent par voie orale les fonctions d’élimination urinaire et digestive, et l’élimination rénale de l’eau. Les feuilles de cassissier possèdent également des vertus chondroprotectrices. Il faudra néanmoins ne pas associer les feuilles de cassissier aux diurétiques de synthèse, et elles seront contre-indiquées en cas de maladies cardiaques sérieuses ou rénales (oedèmes), ou en cas d’hypersensibilité aux substances actives.

Les bourgeons contiennent des acides diterpéniques et possèdent des effets anti-inflammatoires et adaptogènes.

Les fruits contiennent entre autre des anthocyanosides aux effets veinotoniques, traditionnellement indiqués par voie orale et en usage externe dans le traitement de la fragilité capillaire et dans l’insuffisance veineuse (jambes lourdes ou crise hémorroïdaire).

Critères de qualité indispensables d’une huile essentielle utilisée en aromathérapie ?

Quels sont les critères de qualité d’une huile essentielle utilisée en aromathérapie ?

Huiles essentielles 100 % pure et naturelle

Le premier critère de qualité n’est pas des moindres, puisqu’il doit vous permettre de distinguer les huiles essentielles trafiquées des huiles essentielles pures. La mention Huile essentielle 100 % pure et naturelle doit impérativement apparaître sur le flacon que vous allez acheter.

La culture biologique bien évidemment est à favoriser car elle est la seule à pouvoir assurer la parfaite traçabilité de la matière première, du producteur au consommateur. Les normes AB, Ecocert et Nature & Progrès, permettent de s’assurer du respect de la filière. L’intérêt pour ce point est non seulement de favoriser une filière respectueuse de l’Homme et son environnement, mais aussi d’assurer au patient une qualité de produit irréprochable avec une haute teneur en principes actifs naturels.

Dénomination scientifique.

Le deuxième critère de qualité d’une huile essentielle est son appellation, et permet principalement d’éviter les confusions entre les produits.

Les appellations communes des plantes varient d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une région à une autre, voire même d’une ville à une autre. Les exemples sont nombreux où une même appellation est donnée à des espèces végétales différentes. Par exemple, le nom Origan, peut être attribué à Corydothymus capitatus L. Hoff. (Origan d’Espagne), Origanum vulgare L. (Origan de Grêce),Origanum onites L. (Origan de Turquie) ou encore Lippia graveolens MBK. (Origan du Mexique). Seule la dénomination scientifique (le nom latin) est officiellement et mondialement reconnue, et permet d’être certain de la réelle identification de l’espèce végétale concernée.

Le nom latin est formé de 3 parties : le nom de genre (désigné par un nom particulier et identique pour toutes les espèces de ce genre ; le genre prend une majuscule), le nom d’espèce (épithète spécifique : adjectif ajouté au genre ; Ne prend pas de majuscule), l’initiale du parrain botanique (botaniste qui a décrit l’espèce ; Exemple : L. pour Linné). Les Lavandes, quant à elles, donnent un exemple très explicite d’indispensable précision botanique. En effet, il existe plusieurs espèces, sous-espèces, et variétés, qui doivent être connues et séparées, car leurs vertus sont très différentes. La lavande vraie est la plus merveilleusement parfumée, et s’appelle Lavandula angustifolia ssp angustifolia var. fragrans, dont plusieurs races et formes existent uniquement à l’état sauvage sur les sols calcaires les plus secs de 700 à 1800 m d’altitude. La lavande fine est une autre lavande officinale (Lavandula angustifolia ssp angustifolia var delphinensis), moins odorante et moins subtile. Elle existe à l’état spontané sur des sols plus frais et de moindre altitude et peut se cultiver. La lavande aspic (Lavandula latifolia) pousse quant à elle à basse altitude. La lavande stoechade (Lavandula stoechas) prospère dans les zones les plus méridionales, présente une odeur plus camphrée et entêtante. Les lavandes hybrides (Lavandula x burnatii) sont communément appelées lavandins, et constituent la majorité des cultures actuelles en raison de leur bonne productivité, malgré leur odeur moins fine (lavandin super) ou plus camphrée (lavandin abrial). En aromathérapie, les Lavandes fine et vraie pourront être utilisées à partir de 3 ans, alors que le les Lavandins ne devront être utilisés qu’à partir de 7 ans. Quant à la Lavande aspic, la plus camphrée, elle ne s’utilisera qu’à partir de 12 ans.

La précision du nom latin est donc indispensable avant toute utilisation d’huile essentielle sur soi ou sur les autres.

La partie de plante utilisée / Organe producteur.

Toutes les parties d’une même plante aromatique peuvent produire des huiles essentielles. Aussi, il est indispensable de savoir si cette huile est extraite des feuilles, des graines, des fleurs, de l’écorce, des racines, des parties aérienne fleuries, etc.

Prenons l’exemple du Bigaradier ou Oranger amer, Citrus aurantium ssp aurantium. Une pression à froid du zeste de l’orange amère vous donnera de l’essence d’Orange amère ou Curaçao, très largement utilisé en Amérique du Sud. Le zeste d’orange amère contient plus de 90 % de limonène et possède des propriétés calmantes, sédatives et toniques à faible dose. Par contre, la distillation des feuilles du Bigaradier donnera de l’huile essentielle de Petit grain Bigarade, qui est composé de 50 % d’acétate de linalyle (ester) et 20 % de linalol (alcool monoterpénique), et reconnue pour ses propriétés rééquilibrante nerveuse et anti-spasmodique remarquable. Enfin, la distillation des fleurs du Bigaradier donnera l’huile essentielle de Néroli bigarade, dont les fragrances sont appréciées de tous. Le néroli bigarade contient 30 % de linalol et 5 % de trans-nérolidol (alcool sesquiterpénique), et possède des propriétés neurotoniques et antidépressives formidables … et son prix ne sera pas le même non plus, puisque l’huile essentielle de Néroli bigarade coûte cinq fois plus cher que le Curaçao ou le Petit grain Bigarade.

Précisons ici que les termes Néroli et Petit grain s’applique à toute la famille botanique des Rutacées (Agrumes). Ainsi, il est possible de retrouverez du Petit grain Citronnier ou du Néroli Mandarinier.

L’origine de production / Modes de récolte.

La notion de terroir s’applique aux huiles essentielles, et l’origine de production et les modes de productions ont une influence sur la composition de la matière première végétale. Ainsi, les fleurs d’Immortelle ou Hélichryse italienne (Helichrysum italicum) cueillies à l’état sauvage en Corse aura une composition différente de celles cultivées dans les Balkans. Si les deux produits auront une composition en Italidiones similaires, l’efficacité de l’huile essentielle corse sera largement supérieure à celle cultivée dans les Balkans. Mais son prix sera lui aussi beaucoup plus élevé.

Les modes d’extraction ont bien évidemment un impact direct sur la qualité de l’huile essentielle, et seuls les produits obtenus par distillation par entraînement à la vapeur d’eau seront qualifiés d’huile essentielle, excepté les zestes des agrumes, qui sont obtenus eux par pression à froid. La technique de l’incision permet quant à elle de récolter les oléorésines ou baumes contenus dans certains arbres (myrrhe, encens, copaïba, etc.)

Chémotype / Chimiotype / Spécificité biochimique.

Le chémotype désigne une entité chimique distincte au sein d’une même espèce végétale, et a été mis en avant par Franchomme dans les années 1970. Les huiles essentielles présentent des variations chimiques ou génétiques en fonction des influences de leurs écosystèmes (altitude, humidité, ensoleillement, photopériodes, etc.). Ainsi, dans le genre Citrus par exemple la teneur en huile essentielle est plus élevée si la plante pousse en haute altitude.

Pour illustrer cette notion de chémotype, nous allons nous pencher sur le Thym, Thymus vulgaris qui possède jusqu’à six chémotypes différents. Vous pouvez retrouver du Thymus vulgaris CT thymol, carvacrol, thuyanol, linalol, géraniol ou encore terpinéol. Le thymol est le composant aromatique responsable de l’odeur caractéristique du thym. Il pousse dans la plupart des régions. Son activité antibactérienne est très puissante, mais est responsable de dermo-causticité. Le thym à carvacrol pousse en zone aride et sèche. Sa structure chimique est similaire au thymol, et possède les même propriétés thérapeutiques. Les CT linalol et géraniol poussent eux en montagne et possèdent une activité antiseptique moindre que les deux précédents mais sont beaucoup moins irritant pour la peau. Le thym à thuyanol possède quant à lui de remarquables propriétés antimycosiques. Enfin, le thym à terpinéol possède quant à lui des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires.

Dans cet exemple, nous ne pouvons que constater que pour une même espèce végétale, le même organe producteur, nous pouvons rencontrer des huiles essentielles totalement différentes, qui seront donc utilisées pour des indications différentes. Il faudra donc préciser s’il vous faut du Romarin à cinéole ou du Romarin à verbénone, du Thym à thymol ou à linalol si vous ne voulez pas vous tromper.

En conclusion.

Il est donc nécessaire de respecter tous ces critères de qualité et d’identification afin de s’assurer de la bonne utilisation des huiles essentielles. L’appellation HEBBD (Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie) ou HECT (Huile Essentielle Chémotypée) permet de s’assurer du respect de ces critères, seuls garants d’une utilisation en toute sécurité.

Histoire naturelle du microbiome intestinal du nourrisson et effet d’un traitement antibiotique sur la diversité et la stabilité des souches bactériennes.

Histoire naturelle du microbiome intestinal du nourrisson et effet d’un traitement antibiotique sur la diversité et la stabilité des souches bactériennes.

Commentaire de l’article original de Yassour et al. (Science Translational Medicine 2016).

La communauté microbienne intestinale est dynamique au cours des trois premières années de vie, avant de se stabiliser dans un état similaire à celui retrouvé chez l’adulte. Cependant, peu de données sont disponibles concernant l’impact des facteurs environnementaux sur le développement du microbiome intestinal humain. Les auteurs de cet article rapportent une étude longitudinale du microbiome intestinal basée sur l’analyse des séquences d’ADN d’échantillons de selles recueillis mensuellement et sur les informations cliniques provenant de 39 enfants, la moitié d’entre eux environ ayant reçu plusieurs traitements antibiotiques au cours de leurs trois premières années de vie. Alors que le microbiome intestinal de la plupart des enfants nés par voie basse était  dominé par les espèces du genre Bacteroides, celui des 4 enfants nés par césarienne et d’environ 20 % des enfants nés par voie basse ne contenait pas de Bacteroides dans les 6 à 18 premiers mois suivant leur naissance. Un échantillonnage longitudinal, couplé à un séquençage de masse du génome entier, a permis de détecter une variation des souches ainsi qu’une abondance des gènes de résistance aux antibiotiques.

Le microbiote des enfants traités par antibiothérapie était moins diversifié en termes d’espèces et de souches bactériennes, certaines espèces étant souvent dominées par une seule souche. De plus, M. Yassour et al. ont observé des modifications de la composition à court terme entre les échantillons consécutifs provenant des enfants traités par antibiothérapie. Les gènes de résistance aux antibiotiques portés sur les chromosomes microbiens présentaient un pic d’abondance après le traitement antibiotique suivi d’une forte diminution, alors que certains gènes portés sur des éléments mobiles persistaient plus longtemps après l’arrêt de l’antibiothérapie. Leurs résultats soulignent l’intérêt de mener des études basées sur un échantillonnage longitudinal de haute densité avec établissement du profil des souches de haute résolution pour étudier le développement et la réponse à une perturbation du microbiome intestinal du nourrisson.

Article commenté tiré de la lettre d’information Biocodex de Juin 2017, Microbiota, page 10.

Histoire de l’utilisation des huiles essentielles à travers le monde.

Histoire de l’utilisation des huiles essentielles à travers le monde.

Les premières traces d’une utilisation de plantes aromatiques remontent à 40 000 ans, avec les aborigènes d’Australie et le Melaleuca alternifolia ou Arbre à thé (Tea Tree).

4500 ans avant notre ère, les Egyptiens pratiquaient l’embaumement et la momification à l’aide de plantes aromatiques, techniques largement décrites sur des papyrus, comme celui d’Ebers, découvert à Louxor en 1862 par Edwin Smith.

3000 ans avant notre ère, en Chine cette fois-ci, les traités de La chambre à coucher de Confucius mentionnaient déjà l’intérêt aphrodisiaque et stimulant du gingembre (Zingiber officinalis) afin de retrouver l’harmonie dans le couple.

Enfin, 1000 ans avant notre ère, les Mayas et les Aztèques utilisaient déjà le bois de Hô ou Bois de Shiu (Cinnamomum camphora) et le Sassafras (Sassafras albidum) à des fins thérapeutiques.

Lorsque nous nous penchons sur l’histoire des plantes médicinales et aromatiques et leurs utilisations, savoir alors principalement transmis à l’oral, le chercheur trouve source d’inspiration dans des ouvrages de référence, piliers des grandes médecines actuelles. Ainsi, la médecine chinoise (traités de médecine chinoise), la médecine indienne ou ayurveda (les Veda) et la médecine grecque mentionnent dès leur origine, de l’intérêt de l’utilisation des produits naturels de santé pour se rétablir un état de bonne santé. Au fil des siècles et des échanges entre les populations, chaque médecine a pu ainsi influencer et être influencer par celle de son voisin.

Ainsi, 300 ans avant notre ère, la médecine grecque avec entre autre un certain Hippocrate prescrivait de grands feux de genévrier, de cèdre et autres plantes aromatiques afin d’endiguer les épidémies de peste et ainsi purifier l’air.

Les Romains (150 ans avant notre ère) héritèrent de la médecine grecque, et Dioscoride rédigea De Materia medica, ouvrage faisant le recensement de plus de 500 plantes médicinales dont des plantes aromatiques tout en précisant leurs usages en médecine. Cet ouvrage sera la référence jusqu’à la Renaissance.

Puis c’est en Perse, que pour la première fois la technique de distillation, à l’aide de l’alambic, est décrite. C’est à Avicenne que nous le devons (distillation de la Rose), même si des traces d’alambics en terre cuite datant de 5000 ans avant notre ère ont été retrouvées au Pakistan.

Ces techniques de distillation voyagent et seront apprivoisés en Europe au Moyen-Age, avec les premières productions de térébenthine, tirée du Pinus pinaster.

Les parfums jouissent d’une réputation et d’une utilisation grandissante, et à La Renaissance  le métier de gantier-parfumeur est officialisé et très prisé. On constate entre autre l’apparition des premiers diffuseurs d’huiles essentielles, et les premières confrérie de la parfumerie sont créées et se regroupent à Grasse, dans le Sud de la France.

Enfin, c’est en 1928 que le terme Aromathérapie est employé pour la première fois. C’est le pharmacien français, René Maurice Gatefossé qui, après s’être gravement brûlé suite à une explosion dans son laboratoire, plongea sa main dans de l’huile essentielle de lavande aspic, et constata ses effets sur la cicatrisation et la surinfection. Gatefossé rédigea en 1937 le premier ouvrage d’aromathérapie scientifique de référence intitulé tout naturellement : Aromathérapie.

C’est quoi un microbiote ?

C’est quoi un microbiote ?

Ces dernières années, les bactéries pathogènes à l’origine de maladies épidémiques ont été nos ennemies. Nous avons lutté pour les détruire et les éradiquer.

Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une ère nouvelle qui est en train de bouleverser notre regard sur l’ensemble des bactéries et sur leur rôle dans notre santé.

L’organisme humain est composé à 90 % de bactéries qui sont organisées en communautés que l’on appelle microbiotes, anciennement appelés flores.

Le microbiote intestinal défraie la chronique, puisque son déséquilibre est soupçonné de participer au développement de très nombreuses maladies, dont l’obésité, la dépression, l’autisme, les allergies, et bien sûr la plupart des pathologies digestives.

La recherche s’intéresse aujourd’hui à tous les autres microbiotes, vaginal, cutané, buccal …, et nous sommes devant une évidence : souvent malmenés par les antibiotiques, il est grand temps de protéger ces microbiotes qui sont les garants de notre bonne santé.

Ainsi, la modulation de nos microbiotes va devenir un outil incontournable de notre médecine préventive.

Extrait de Les Echos de la Micronutrition, n°54, page 2.